Que découvrir dans les grandes villes emblématiques du Brésil ?

# Que découvrir dans les grandes villes emblématiques du Brésil ?

Le Brésil fascine par sa démesure géographique et culturelle. Cinquième pays le plus vaste au monde, il abrite certaines des métropoles les plus vibrantes d’Amérique latine, où se mêlent architecture coloniale, modernisme audacieux et traditions afro-brésiliennes. Des plages iconiques de Rio aux façades colorées de Salvador, en passant par l’effervescence culturelle de São Paulo, chaque destination brésilienne révèle une facette unique de cette nation complexe. Comprendre le Brésil urbain, c’est saisir l’essence d’un pays forgé par des influences portugaises, africaines, indigènes et européennes, où la samba côtoie l’avant-garde architecturale, et où la spiritualité du candomblé dialogue avec le catholicisme baroque.

Avec plus de 210 millions d’habitants, le Brésil compte aujourd’hui six agglomérations dépassant les trois millions d’âmes. Ces centres urbains concentrent l’innovation économique, la production culturelle et les mutations sociales qui redéfinissent l’identité brésilienne contemporaine. Pour le voyageur averti, explorer ces villes ne se limite pas à cocher des sites touristiques : il s’agit d’une immersion dans des univers où la gastronomie, la musique, l’art et l’histoire s’entrelacent pour former des expériences mémorables.

## Rio de Janeiro : exploration du Corcovado, du Pain de Sucre et des plages iconiques de Copacabana

Rio de Janeiro incarne l’imaginaire collectif du Brésil : une ville spectaculaire où la géographie impose son empreinte à chaque coin de rue. Nichée entre l’océan Atlantique et des montagnes granitiques qui surgissent brusquement de la mer, la Cidade Maravilhosa possède un relief unique au monde. Cette topographie exceptionnelle a façonné un urbanisme vertical et fragmenté, où les quartiers aisés s’accrochent aux flancs des mornes tandis que les favelas colonisent les hauteurs. La baie de Guanabara, deuxième plus grande du pays après celle de São Marcos au Maranhão, s’étend sur 412 km² et constitue le cœur historique de la cité, témoin de cinq siècles d’histoire brésilienne.

La ville abrite 6,7 millions d’habitants dans sa commune stricto sensu, mais l’agglomération métropolitaine en compte près de 13 millions, ce qui en fait le deuxième pôle urbain du pays. Cette densité démographique contraste avec les vastes espaces naturels préservés au sein même du tissu urbain : le parc national de la Tijuca représente ainsi la plus grande forêt urbaine du monde avec ses 3 953 hectares. Cette cohabitation entre ville et nature définit l’expérience carioca, où une randonnée en forêt tropicale peut précéder une baignade en pleine ville, le tout dans la même journée.

### Le Christ Rédempteur et le parc national de la Tijuca : accès par le train à crémaillère

Perché à 710 mètres d’altitude sur le mont Corcovado, le Christ Rédempteur (Cristo Redentor) domine Rio depuis 1931. Cette statue Art déco de 38 mètres de hauteur, dont 30 pour la figure elle-même et 8 pour le socle, a été conçue par le sculpteur français Paul Landowski et l’ingénieur brésilien Heitor da Silva Costa. Ses bras déployés embrassent symboliquement la ville sur une envergure de 28 mètres, tandis que sa masse de 1 145 tonnes défie les vents puissants qui balayent le sommet. Élue en 2007 parmi les sept nouv

el les Merveilles du monde modernes, renforçant son statut d’icône planétaire.

Pour accéder au sommet du Corcovado, le moyen le plus emblématique reste le train à crémaillère du Parque Nacional da Tijuca, en service depuis 1884. Le trajet dure environ 20 minutes à travers une végétation dense, vestige de la reforestation impériale menée au XIXe siècle pour protéger les sources d’eau de Rio. Il est fortement recommandé de réserver son billet en ligne et de privilégier un départ matinal ou en fin d’après-midi, afin d’éviter à la fois la foule et la brume qui peut réduire la visibilité. Une fois au sommet, des plateformes d’observation permettent un panorama circulaire sur la baie de Guanabara, le lac Rodrigo de Freitas, les plages de Copacabana et d’Ipanema, ainsi que le massif du Pain de Sucre.

Le parc national de la Tijuca, qui entoure le Corcovado, constitue un écosystème de forêt atlantique (Mata Atlântica) rare et fragile. On y trouve plus de 1 600 espèces de plantes et une faune variée, dont des toucans, des singes-hurleurs et des paresseux, bien que ceux-ci restent discrets. Plusieurs sentiers balisés, comme celui de la Pedra Bonita ou de la Vista Chinesa, offrent des randonnées accessibles aux marcheurs de niveau intermédiaire. Vous pouvez y accéder avec un guide local pour mieux comprendre l’écosystème et la géologie du massif, ou de manière autonome en respectant les règles de sécurité et en évitant de vous écarter des chemins balisés. Cette immersion en pleine nature à quelques minutes d’une grande métropole reste l’un des contrastes les plus marquants de Rio de Janeiro.

Ascension du pain de sucre en téléphérique : vues panoramiques sur la baie de guanabara

Symbole rival du Corcovado dans l’imaginaire des voyageurs, le Pain de Sucre (Pão de Açúcar) culmine à 396 mètres au-dessus de la mer. Ce monolithe granitique, qui ferme l’entrée de la baie de Guanabara, doit son nom à sa forme évoquant les anciens blocs de sucre moulés exportés au temps de la colonie. L’ascension se fait en deux étapes grâce à un téléphérique inauguré en 1912, l’un des plus anciens au monde encore en activité, entièrement modernisé au début du XXIe siècle. La première section relie la Praia Vermelha au Morro da Urca, tandis que la seconde rejoint le sommet du Pain de Sucre proprement dit.

Depuis les plateformes panoramiques, la vue embrasse l’ensemble de la zone sud de Rio : plages de Copacabana et de Leme, quartier de Botafogo, colline du Corcovado et lagune Rodrigo de Freitas. Par temps clair, on distingue même les îles situées au large de la côte et une partie du centre-ville historique. Pour les passionnés de photographie, la lumière dorée de la fin d’après-midi offre des conditions idéales, surtout au coucher du soleil lorsque la ville s’illumine peu à peu. Les plus sportifs peuvent opter pour une montée partielle à pied par le sentier de la Pista Claudio Coutinho, qui contourne la base du Morro da Urca, avant de terminer l’ascension en téléphérique.

Le site du Pain de Sucre abrite également des bars et des restaurants, permettant de faire une pause tout en observant le mouvement des bateaux dans la baie. En haute saison, il est recommandé d’acheter ses billets à l’avance et d’arriver tôt pour éviter les files d’attente parfois conséquentes. Vous hésitez entre le Pain de Sucre et le Corcovado pour un séjour court à Rio ? L’idéal est de consacrer une demi-journée à chacun, le premier pour le coucher du soleil, le second pour la vue frontale sur les plages et le centre-ville.

Plages urbaines de copacabana et ipanema : architecture art déco et culture carioca

Impossible d’évoquer Rio de Janeiro sans mentionner ses plages urbaines, véritables salons à ciel ouvert de la société carioca. La plage de Copacabana, longue de 4,5 kilomètres, est bordée par une large avenue côtière, l’Avenida Atlântica, dont les immeubles Art déco et modernistes témoignent de l’âge d’or balnéaire des années 1930 à 1960. Son célèbre trottoir ondulé en mosaïque noire et blanche, inspiré de la calçada portugaise de Lisbonne, a été dessiné par le paysagiste Roberto Burle Marx. Il constitue à lui seul une icône graphique souvent utilisée dans les campagnes touristiques sur le Brésil.

Ipanema, plus à l’ouest, offre une ambiance légèrement différente, plus résidentielle et tendance, associée à une clientèle locale aisée et à une scène culturelle active. La plage est subdivisée en postos (postes de surveillance) numérotés, chacun ayant sa propre identité : le Posto 9 attire une jeunesse bohème et sportive, tandis que d’autres sections sont plus familiales ou LGBTQ+ friendly. Entre deux baignades dans l’océan Atlantique, souvent agité, vous pouvez déguster une eau de coco fraîche ou un biscoito globo vendu par les vendeurs ambulants, figures emblématiques de la culture carioca.

Au-delà de la baignade, ces plages constituent un observatoire privilégié de la vie quotidienne à Rio. On y joue au football, au volleyball ou au futevôlei jusqu’au coucher du soleil, tandis que les kiosques de front de mer se transforment en bars animés en soirée. Les amateurs d’architecture remarqueront les façades des grands hôtels historiques, comme le Copacabana Palace, témoignage de la période où Rio accueillait l’élite politique et artistique internationale. Pour profiter pleinement de ces plages urbaines emblématiques du Brésil, il est conseillé d’éviter de laisser ses effets personnels sans surveillance et de privilégier les zones proches des postos de secours, mieux encadrées.

Quartier bohème de santa teresa : tramways historiques et ateliers d’artistes

Perché sur une colline dominant le centre de Rio, le quartier de Santa Teresa offre un visage plus intime et bohème de la ville. Ses ruelles pavées et sinueuses, bordées de maisons coloniales et de villas du XIXe siècle, contrastent fortement avec les immeubles modernes de la zone sud. Longtemps enclave aristocratique, Santa Teresa est devenue à partir des années 1960 un refuge d’artistes, d’intellectuels et de créateurs, qui y ont ouvert des ateliers, des galeries et des petites pensions de charme. Se promener dans ce quartier, c’est un peu feuilleter un album de souvenirs de l’ancienne Rio, avant la verticalisation massive de la ville.

L’un des symboles de Santa Teresa est son tramway jaune (bondinho), l’un des plus anciens d’Amérique latine, mis en service en 1877. Après une interruption liée à des travaux de sécurisation, il circule à nouveau sur une partie de son trajet historique, en traversant notamment les Arcs de Lapa, ancien aqueduc du XVIIIe siècle transformé en viaduc. Le trajet en tramway, bien que relativement court, demeure une expérience pittoresque appréciée des voyageurs. Il permet d’accéder au cœur du quartier, d’où partent plusieurs itinéraires de visite vers des points de vue comme le Parque das Ruínas ou le Largo do Guimarães, animé en soirée.

Santa Teresa concentre également de nombreux ateliers d’artistes, centres culturels et petits musées. Parmi eux, le Museu da Chácara do Céu abrite une collection d’art brésilien et européen, avec des œuvres de Portinari, Miró ou Picasso, tandis que le Parque das Ruínas mêle vestiges architecturaux et espace d’exposition contemporain. Vous aimez flâner sans programme précis ? Ce quartier s’y prête à merveille, avec ses cafés intimistes, ses fresques colorées et ses boutiques d’artisanat qui révèlent une facette plus confidentielle de la culture carioca.

Stade maracanã et sambadrome marquês de sapucaí : temples du football et du carnaval

Rio de Janeiro est également indissociable de deux passions brésiliennes : le football et le carnaval. Le stade Maracanã, inauguré en 1950 pour la Coupe du Monde, fut longtemps le plus grand stade du monde avec une capacité dépassant les 150 000 spectateurs. Aujourd’hui modernisé et ramené à environ 78 000 places pour répondre aux normes de sécurité, il reste un temple du football mondial, ayant accueilli deux finales de Coupe du Monde (1950 et 2014) ainsi que la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de 2016. Une visite guidée permet de découvrir les coulisses, les vestiaires, le bord de pelouse et un petit musée consacré aux grands noms du football brésilien.

Non loin de là, le Sambadrome Marquês de Sapucaí matérialise l’autre grande ferveur populaire : le carnaval carioca. Conçu par l’architecte Oscar Niemeyer et inauguré en 1984, ce défiloir monumental de 700 mètres de long peut accueillir près de 90 000 spectateurs sur ses gradins. Chaque année, pendant la période du carnaval, les écoles de samba de la ville y présentent des défilés spectaculaires mêlant chars allégoriques, costumes extravagants et percussions frénétiques. Si vous prévoyez un voyage au Brésil en février ou début mars, assister à au moins une nuit de défilé au Sambadrome est une expérience inoubliable, à réserver plusieurs mois à l’avance.

En dehors de la période du carnaval, le Sambadrome peut se visiter plus calmement, parfois avec l’appui de guides qui expliquent le fonctionnement des écoles de samba et l’organisation des défilés. Certains ateliers de costumes, situés dans les quartiers périphériques, ouvrent également leurs portes aux visiteurs curieux, offrant une plongée dans les coulisses de cette industrie culturelle. Que vous soyez passionné de football, amateur de musique ou simple curieux, ces deux lieux emblématiques de Rio de Janeiro permettent de ressentir la dimension collective et émotionnelle de la culture brésilienne urbaine.

São paulo : métropole culturelle entre MASP, avenida paulista et gastronomie fusion

Avec plus de 12 millions d’habitants intra-muros et près de 22 millions dans son aire métropolitaine, São Paulo est la plus grande ville du Brésil et l’une des plus vastes mégalopoles du monde. Capitale économique du pays, elle concentre environ 10 % du PIB national, mais se distingue aussi par une effervescence culturelle et artistique sans équivalent en Amérique latine. Gratte-ciel à perte de vue, quartiers multiculturels, musées de classe mondiale et scène gastronomique inventive font de São Paulo une destination incontournable pour comprendre le Brésil urbain contemporain. Là où Rio séduit par ses paysages, São Paulo captive par son énergie et sa diversité humaine.

Musée d’art de são paulo (MASP) : architecture moderniste de lina bo bardi

L’Avenida Paulista, principale artère financière et culturelle de la ville, abrite l’un des musées les plus célèbres d’Amérique latine : le Musée d’Art de São Paulo (Museu de Arte de São Paulo Assis Chateaubriand, ou MASP). Inauguré en 1968 dans un bâtiment suspendu signé par l’architecte italo-brésilienne Lina Bo Bardi, le musée se distingue par son architecture moderniste audacieuse : un bloc rouge de béton et de verre, long de 74 mètres, suspendu à 8 mètres du sol sur quatre piliers. Cet espace vide sous la structure, appelé vão livre, est devenu un lieu de rassemblement, de manifestations culturelles et parfois de marchés d’antiquités.

La collection permanente du MASP compte plus de 11 000 œuvres, dont une des plus importantes collections d’art européen de l’hémisphère sud, avec des tableaux de Renoir, Van Gogh, Rembrandt ou Goya. La présentation adoptée par Lina Bo Bardi, qui a imaginé des panneaux de verre indépendants sur lesquels les œuvres semblent flotter dans l’espace, rompt avec la muséographie traditionnelle. Cette mise en scène favorise une interaction plus libre entre le visiteur et les tableaux, comme si l’on déambulait dans une vaste bibliothèque d’images. En plus des expositions temporaires consacrées à l’art brésilien contemporain et aux thèmes sociaux, le MASP propose une riche programmation de conférences, de projections et d’ateliers.

Pour organiser votre visite, il est conseillé de prévoir au moins deux à trois heures, surtout si vous souhaitez explorer la collection permanente et une exposition temporaire. De nombreux voyageurs combinent la découverte du MASP avec une promenade sur l’Avenida Paulista, fermée à la circulation automobile certains dimanches pour laisser place aux piétons et aux cyclistes. Vous aimez confronter l’histoire de l’art européen et la création latino-américaine ? Le MASP est le lieu idéal pour mesurer ces dialogues et tensions, au cœur de la plus grande ville du Brésil.

Quartier japonais de liberdade : marché oriental et influence nikkei

Parmi les visages multiples de São Paulo, le quartier de Liberdade illustre l’empreinte de l’immigration asiatique, en particulier japonaise, sur l’identité de la ville. À partir du début du XXe siècle, des centaines de milliers de Japonais s’installent dans l’État de São Paulo pour travailler dans les plantations de café, puis dans l’industrie et le commerce. Aujourd’hui, le Brésil abrite la plus grande communauté nippo-descendante hors du Japon, souvent désignée sous le terme nikkei. Liberdade, avec ses lanternes rouges suspendues dans les rues, ses enseignes en caractères japonais et ses temples bouddhistes discrets, en est le cœur symbolique.

Le week-end, la place principale accueille un marché de rue où l’on trouve à la fois de la gastronomie asiatique (ramen, yakisoba, gyozas, pâtisseries japonaises) et de l’artisanat. Les supermarchés spécialisés regorgent de produits importés ou adaptés au goût brésilien, comme les mochis au goyavier ou les sauces soja locales. La coexistence de restaurants japonais, coréens et chinois en fait un lieu idéal pour un circuit culinaire varié en une seule soirée. Vous êtes curieux de découvrir comment la cuisine japonaise s’est métissée avec les produits brésiliens ? Dégustez un temaki géant à emporter ou un sushi de saumon à la mangue, symboles de cette fusion créative.

Au-delà de la gastronomie, Liberdade abrite également des librairies, des maisons de culture et des événements liés à la culture japonaise, comme la fête de Tanabata ou le Nouvel An lunaire. Le quartier est facilement accessible en métro, la station Liberdade étant directement située sur la place principale. Comme dans toute grande métropole, quelques précautions de bon sens s’imposent (éviter de montrer ostensiblement objets de valeur, surveiller ses effets personnels), mais le quartier reste globalement animé et fréquenté, notamment en journée.

Pinacothèque de l’état et institut tomie ohtake : collections d’art brésilien contemporain

Si le MASP met en avant le dialogue entre art européen et brésilien, la Pinacothèque de l’État de São Paulo (Pinacoteca do Estado) et l’Institut Tomie Ohtake se concentrent davantage sur la création nationale et contemporaine. Fondée en 1905, la Pinacothèque est l’un des plus anciens musées d’art du Brésil. Installée dans un bâtiment néoclassique en briques apparentes, réhabilité par l’architecte Paulo Mendes da Rocha, elle rassemble une vaste collection d’art brésilien du XIXe au XXIe siècle. On y découvre les grands noms du modernisme brésilien, comme Tarsila do Amaral et Candido Portinari, ainsi que des œuvres d’art contemporain qui interrogent les questions de race, de genre et de mémoire coloniale.

L’Institut Tomie Ohtake, quant à lui, rend hommage à l’artiste nipo-brésilienne Tomie Ohtake, figure majeure de l’abstraction brésilienne. Le complexe, reconnaissable à ses courbes colorées, est situé dans le quartier de Pinheiros et se consacre aux expositions temporaires d’art contemporain, d’architecture et de design. Sa programmation favorise la découverte d’artistes brésiliens émergents ou confirmés, en dialogue avec des créateurs internationaux. Le lieu abrite également un centre de formation et des ateliers, renforçant son rôle de laboratoire culturel.

Pour un itinéraire artistique complet à São Paulo, vous pouvez combiner la Pinacothèque (proche de la gare de Luz et du parc de la Luz) avec une visite de l’Institut Tomie Ohtake et une promenade dans les rues de Vila Madalena. Ce quartier bohème, célèbre pour son Beco do Batman couvert de graffitis, agit comme une galerie d’art à ciel ouvert. À l’image d’un palimpseste urbain où les couches de peinture se superposent au fil du temps, São Paulo fait dialoguer institutions culturelles prestigieuses et expressions artistiques de rue, offrant au visiteur une immersion complète dans l’art brésilien.

Mercado municipal et gastronomie pauliste : mortadelle sandwich et cuisine fusion

La découverte de São Paulo serait incomplète sans une immersion dans sa scène gastronomique, considérée comme l’une des plus riches au monde. Le Mercado Municipal, inauguré en 1933 dans un bâtiment de style néoclassique orné de vitraux, est un point de départ idéal. Sous sa vaste halle, les étals de fruits tropicaux, d’épices, de viandes et de poissons témoignent de l’abondance agricole du pays. Les stands de restauration au premier étage sont célèbres pour leurs portions généreuses, en particulier le sandwich à la mortadelle, véritable institution pauliste, ou le pastel de bacalhau (beignet à la morue).

Au-delà du marché, la métropole abrite plus de 15 000 restaurants couvrant toutes les cuisines du monde, reflet de sa diversité migratoire. Dans les quartiers de Jardins, Pinheiros ou Itaim Bibi, vous trouverez aussi bien des botecos traditionnels que des établissements gastronomiques étoilés. Les influences italiennes, japonaises, arabes et régionales brésiliennes (mineira, bahiana, amazônica) se mêlent pour créer une véritable cuisine fusion pauliste. Vous aimez les expériences culinaires insolites ? Certains chefs mettent à l’honneur des ingrédients amazoniens rares, comme le jambu ou le tucupi, dans des créations contemporaines.

Pour maîtriser votre budget lors d’un voyage au Brésil, São Paulo peut sembler plus coûteuse que d’autres villes, mais il est tout à fait possible d’y manger à prix modéré. Les kilos (restaurants au buffet où l’on paie au poids), les cantines d’entreprise ouvertes au public et les padarias (boulangeries-cafétérias ouvertes tôt le matin et tard le soir) offrent des repas complets à des tarifs accessibles. En planifiant vos repas entre ces options et quelques adresses plus ambitieuses, vous profiterez pleinement de la gastronomie pauliste sans exploser votre budget voyage.

Salvador de bahia : patrimoine colonial du pelourinho et héritage afro-brésilien

Ancienne capitale du Brésil de 1549 à 1763, Salvador de Bahia demeure aujourd’hui le principal centre de la culture afro-brésilienne. Située sur une péninsule qui domine la vaste Baie de Tous les Saints (Baía de Todos-os-Santos), la ville rassemble environ 3 millions d’habitants dans sa région métropolitaine. Son urbanisme en deux niveaux – Cidade Alta (ville haute) et Cidade Baixa (ville basse) – reflète son héritage colonial, tout comme ses églises baroques richement décorées et ses maisons colorées à façades azulejadas. Salvador incarne un Brésil où les héritages portugais, africains et indigènes s’entrelacent de manière particulièrement visible, dans la musique, la cuisine, la religion et les festivités.

Centre historique du pelourinho : architecture baroque et églises dorées du XVIIe siècle

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1985, le quartier du Pelourinho constitue le cœur historique de Salvador. Ses ruelles pavées, bordées de maisons coloniales aux couleurs vives, témoignent de la prospérité de la ville à l’époque du sucre et de l’or. Le nom Pelourinho, qui signifie « pilori », rappelle toutefois une réalité plus sombre : c’est ici que les esclaves africains étaient punis pendant la période coloniale. Aujourd’hui, ce quartier s’est transformé en un espace de mémoire et de célébration, où se côtoient musées, centres culturels, ateliers d’artistes et écoles de musique.

Parmi les édifices religieux remarquables, l’église et le couvent de São Francisco se distinguent par leurs intérieurs richement ornés de bois dorés, de carreaux d’azulejos portugais et de peintures baroques. À quelques pas, la cathédrale basilique de Salvador, ancienne église jésuite du XVIIe siècle, impressionne par sa façade en pierre de l’île de Itaparica et ses autels somptueux. En flânant sur la place Terreiro de Jesus et dans les ruelles adjacentes, vous croiserez des groupes de percussions, des démonstrations de capoeira et des vendeuses en costume traditionnel, les baianas, qui contribuent à l’atmosphère unique du quartier.

Pour profiter pleinement du Pelourinho, il est recommandé de le visiter de jour, lorsque les musées et les églises sont ouverts et que l’animation reste bon enfant. En soirée, certains jours de la semaine, des concerts en plein air et des manifestations culturelles sont organisés, notamment le mardi, soir de grande effervescence musicale. Comme dans tout centre historique touristique, quelques précautions s’imposent, mais la présence policière et la fréquentation constante en font un lieu généralement sûr pour les voyageurs, surtout lorsqu’ils se déplacent en petits groupes.

Terreiros de candomblé et casa do rio vermelho : spiritualité afro-brésilienne

Au-delà de son patrimoine architectural, Salvador est l’un des principaux foyers du candomblé, religion afro-brésilienne née du syncrétisme entre cultes yoruba, fon et bantous, et catholicisme. Les terreiros sont les maisons de culte où se déroulent les cérémonies dédiées aux orixás (divinités), associées à des éléments de la nature comme l’eau, la foudre ou les forêts. Certaines de ces maisons ouvrent leurs portes aux visiteurs lors d’initiatives culturelles encadrées, qui permettent de mieux comprendre le rôle social et spirituel du candomblé dans les communautés afro-descendantes. Il est essentiel de respecter les règles et horaires fixés par les responsables religieux, et de se souvenir que l’on est d’abord invité dans un lieu sacré, et non dans un spectacle folklorique.

Pour approfondir cette découverte, la Casa do Rio Vermelho, ancienne résidence des écrivains Jorge Amado et Zélia Gattai, propose un parcours muséal consacré à la vie et à l’œuvre de ce grand auteur bahianais. Les thèmes de la négritude, du métissage et des croyances populaires, si présents dans ses romans, y sont mis en scène à travers des documents, des objets personnels et des installations audiovisuelles. Située dans le quartier de Rio Vermelho, la maison offre aussi un agréable jardin et des espaces d’exposition où l’on perçoit la manière dont Salvador a inspiré la littérature brésilienne du XXe siècle.

Vous vous interrogez sur la place des religions afro-brésiliennes dans le Brésil contemporain ? Une visite guidée centrée sur le candomblé, combinant découverte de terreiros, de musées et de lieux de mémoire, permet de dépasser les clichés et d’appréhender cette spiritualité comme une forme de résistance culturelle et identitaire. De plus en plus d’agences locales proposent des circuits respectueux et pédagogiques, souvent animés par des spécialistes ou des membres des communautés concernées.

Elevador lacerda et mercado modelo : infrastructure historique et artisanat bahianais

La configuration topographique de Salvador, divisée entre ville haute et ville basse, a rendu nécessaire dès le XIXe siècle la construction d’infrastructures de liaison. L’Elevador Lacerda, inauguré en 1873, relie ainsi en moins d’une minute la Praça Tomé de Souza, dans la ville haute, à la Praça Cairu, dans la ville basse, soit un dénivelé d’environ 72 mètres. Réhabilité et modernisé, cet ascenseur public est devenu un symbole de la ville et un moyen de transport pratique pour les habitants comme pour les visiteurs. Depuis la plateforme située en haut de l’ascenseur, la vue sur la Baie de Tous les Saints, le port et le Mercado Modelo est particulièrement photogénique.

Au pied de l’Elevador Lacerda, le Mercado Modelo occupe un ancien entrepôt portuaire datant du XIXe siècle, reconverti en marché d’artisanat. Sur deux étages, plus de 250 stands proposent des objets typiques de la culture bahianaise : tissus colorés, instruments de musique, sculptures en bois, bijoux inspirés des colliers de candomblé, paniers et produits gastronomiques. Si certains articles sont clairement destinés aux touristes, il est possible, en prenant le temps de comparer et de discuter, de trouver des pièces plus authentiques, notamment auprès d’artisans qui fabriquent eux-mêmes leurs produits.

Le Mercado Modelo abrite également des restaurants offrant une vue dégagée sur la baie, où l’on peut déguster des plats typiques en observant le ballet des bateaux. Pour les amateurs d’histoire, il est intéressant de se souvenir que ce lieu fut, à l’époque coloniale, l’un des terminus des routes commerciales reliant l’arrière-pays sucrier au port atlantique. Aujourd’hui transformé, il illustre la manière dont Salvador réinvestit son passé marchand dans une économie fondée sur la culture et le tourisme.

Cuisine bahianaise : acarajé, moqueca et influence culinaire yoruba

La cuisine bahianaise est sans doute l’une des plus identifiées et des plus appréciées du Brésil, en raison de ses saveurs intenses et de son héritage africain marqué. Elle utilise abondamment l’huile de dendê (huile de palme rouge), le lait de coco, le piment et les fruits de mer, reflétant l’influence des populations yoruba et d’autres peuples d’Afrique de l’Ouest. L’acarajé, beignet de haricots fradinho frit dans l’huile de dendê et garni de crevettes séchées, de vatapá (crème à base de pain, de crevettes et de noix de cajou) et de caruru (ragoût de gombos), est sans doute la spécialité la plus emblématique, vendue dans la rue par les baianas en costume traditionnel.

Autre plat incontournable, la moqueca baiana est un ragoût de poisson ou de fruits de mer mijoté dans une sauce onctueuse à base de tomates, d’oignons, de poivrons, de lait de coco et d’huile de dendê, parfumée à la coriandre fraîche. Contrairement à la moqueca capixaba, originaire de l’État de l’Espírito Santo et préparée sans lait de coco ni dendê, la version bahianaise se distingue par son caractère plus riche et parfumé. Servie avec du riz blanc, de la farofa et parfois du pirão (crème de farine de manioc et de bouillon), elle illustre parfaitement le métissage culinaire brésilien.

Pour découvrir ces spécialités dans les meilleures conditions, il est conseillé de se rendre dans des restaurants fréquentés par les locaux ou de participer à un cours de cuisine bahianaise, de plus en plus proposé aux voyageurs. Vous aimez comprendre l’histoire derrière ce que vous mangez ? La gastronomie de Salvador est une porte d’entrée idéale vers l’héritage yoruba au Brésil, chaque plat renvoyant à des pratiques religieuses, des fêtes populaires ou des récits de résistance. Attention toutefois à l’usage généreux du piment et de l’huile de dendê : si vous avez l’estomac sensible, n’hésitez pas à demander une version moins épicée (menos pimenta).

Brasília : architecture moderniste d’oscar niemeyer et urbanisme de lúcio costa

Capitale fédérale inaugurée en 1960, Brasília est une ville planifiée construite en un temps record au cœur du plateau central brésilien. Imaginée comme le symbole d’un Brésil tourné vers l’avenir, elle est le fruit de la collaboration entre l’urbaniste Lúcio Costa et l’architecte Oscar Niemeyer, sous l’impulsion politique du président Juscelino Kubitschek. Son plan en forme d’avion ou de croix, selon les interprétations, répartit les fonctions urbaines le long de deux axes principaux : l’axe monumental, consacré aux pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, et l’axe résidentiel, où se déploient les « superquadras » (super-pâtés de maisons).

Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO dès 1987, Brasília est considérée comme un chef‑d’œuvre de l’urbanisme moderniste du XXe siècle. Les bâtiments d’Oscar Niemeyer, aux formes courbes et sculpturales, rompent avec l’austérité souvent associée au béton armé. Parmi les édifices emblématiques, la cathédrale métropolitaine impressionne par sa structure en forme de couronne d’épines, composée de 16 colonnes hyperboliques en béton, tandis que le Congrès national, avec ses deux coupoles inversées et ses tours jumelles, incarne l’ambition institutionnelle du pays. Le Palais de l’Alvorada, résidence officielle du président, illustre quant à lui une élégance sobre, posée en bord de lac.

Visiter Brasília, c’est un peu parcourir un musée d’architecture à ciel ouvert. La plupart des monuments de l’axe monumental se visitent en une journée, à pied ou en véhicule avec un guide local qui en expliquera la symbolique et les aspects techniques. Vous pouvez compléter cette découverte par une promenade le long du lac Paranoá, lac artificiel conçu pour réguler le microclimat de la ville, où se concentrent aujourd’hui de nombreux restaurants et espaces de loisirs. Certains voyageurs trouvent Brasília froide ou trop rationnelle ; d’autres, au contraire, sont fascinés par cette utopie urbanistique matérialisée. Dans tous les cas, un séjour de 1 à 2 jours suffit généralement pour en appréhender les grandes lignes et enrichir un itinéraire plus large à travers les grandes villes emblématiques du Brésil.

Belo horizonte : circuit artistique de la pampulha et marchés traditionnels mineiros

Capitale de l’État du Minas Gerais, Belo Horizonte – souvent abrégée en « BH » – compte près de 2,7 millions d’habitants et occupe une place stratégique dans le sud-est brésilien. Planifiée à la fin du XIXe siècle pour remplacer Ouro Preto comme capitale régionale, la ville est entourée de montagnes, ce qui lui confère un paysage vallonné caractéristique. Longtemps considérée comme un centre administratif et industriel, elle s’affirme depuis quelques décennies comme une destination culturelle et gastronomique, point de départ idéal pour explorer les villes coloniales des Minas (Ouro Preto, Mariana, Tiradentes) et les paysages naturels de la Serra do Cipó.

L’un des ensembles architecturaux les plus remarquables de Belo Horizonte est le complexe de la Pampulha, autour du lac artificiel du même nom. Conçu dans les années 1940 par Oscar Niemeyer, en collaboration avec le paysagiste Roberto Burle Marx et d’autres artistes, ce projet pionnier du modernisme brésilien comprend l’église São Francisco de Assis, le Yacht Club, la Casa do Baile (ancien pavillon de danse) et le siège de l’ancien casino, aujourd’hui Musée d’Art de Pampulha. L’église, avec sa silhouette en voûtes paraboliques et ses azulejos signés Cândido Portinari, a longtemps été controversée avant d’être acceptée par l’Église catholique, illustrant la dimension avant-gardiste de l’ensemble. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2016, le site est aujourd’hui un incontournable pour les amateurs d’architecture et de paysages urbains.

La découverte de Belo Horizonte passe aussi par ses marchés traditionnels, vitrines de la culture et de la gastronomie mineiras. Le Mercado Central, fondé en 1929, concentre dans un vaste bâtiment circulaire plus de 400 stands où se mêlent fromages artisanaux, douceurs au lait (doce de leite), cachaças, épices, pâtisseries et objets d’artisanat. Les fromages de Minas, notamment le queijo minas artesanal, sont réputés dans tout le pays et ont récemment obtenu des reconnaissances internationales. Vous pouvez y goûter sur place, accompagnés d’un café filtré ou d’un verre de bière fraîche, dans un environnement animé qui rappelle les marchés couverts européens tout en restant profondément brésilien.

Les botecos de BH, petits bars de quartier servant des en-cas (tira-gostos) variés, font également la réputation de la ville. Ils proposent des spécialités comme le torresmo (couenne de porc croustillante), le pão de queijo (petits pains au fromage) ou les frango com quiabo (poulet au gombo), à partager entre amis autour d’une chope. L’atmosphère conviviale de ces établissements illustre bien la culture mineira, réputée chaleureuse et accueillante. Vous cherchez une étape plus calme et authentique entre deux grandes métropoles brésiliennes ? Belo Horizonte, moins touristique que Rio ou Salvador, offre un excellent équilibre entre vie urbaine, patrimoine moderne et traditions régionales.

Recife et olinda : patrimoine colonial pernamboucanais et rythme du frevo

Situées sur la côte nord-est du Brésil, à une dizaine de kilomètres l’une de l’autre, Recife et Olinda forment un duo urbain complémentaire. Recife, capitale de l’État du Pernambouc, est une métropole de plus de 1,5 million d’habitants, traversée par des rivières et des canaux qui lui valent le surnom de « Venise brésilienne ». Elle se distingue par son centre historique, ses plages urbaines comme Boa Viagem et sa scène culturelle innovante. Olinda, plus petite, est une ville coloniale perchée sur des collines dominant l’Atlantique, célèbre pour ses églises baroques, ses maisons colorées et son carnaval de rue. Ensemble, elles offrent un condensé de patrimoine, de musique et de convivialité propre au Nordeste.

Olinda, fondée au XVIe siècle et inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, séduit par son centre historique parfaitement préservé. Ses ruelles pavées escarpées mènent à des belvédères naturels, comme l’Alto da Sé, d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur la ville et sur Recife au loin. Le monastère de São Bento, joyau de l’architecture baroque, abrite un magnifique retable doré et un cloître paisible. De nombreuses maisons coloniales ont été transformées en ateliers d’artistes, en galeries ou en pensions familiales, créant une atmosphère bohème qui attire voyageurs, étudiants et créateurs. Pendant le carnaval, Olinda se transforme en un immense théâtre de rue, où défilent les célèbres bonecos gigantes, marionnettes géantes qui dominent la foule.

Recife, de son côté, conjugue modernité et tradition. Le quartier de Recife Antigo, sur une île au cœur de la ville, concentre un patrimoine architectural marqué par la domination hollandaise au XVIIe siècle, visible notamment dans la synagogue Kahal Zur Israel, la plus ancienne des Amériques. Le Paço do Frevo, musée interactif dédié à la danse et à la musique frevo, retrace l’histoire de ce rythme effréné, né des fanfares et des défilés de carnaval. Vous y apprendrez que le frevo, avec ses pas rapides et son fameux parapluie coloré, est à la fois une performance musicale et sportive, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

La plage de Boa Viagem, longue bande de sable bordée de gratte-ciel, offre une parenthèse balnéaire aux habitants de Recife comme aux voyageurs. Si la baignade est parfois déconseillée en raison de la présence de requins près des récifs, la promenade sur le front de mer, le matin ou en fin d’après-midi, reste très agréable. Les stands de rue proposent des spécialités nordestines comme la tapioca farcie, le bolo de rolo (roulé à la goyave) ou la carne de sol (viande séchée). En combinant Recife et Olinda au cours d’un même séjour, vous aurez un aperçu complet du Nordeste urbain : entre patrimoine colonial, innovations culturelles et rythmes endiablés du frevo, ces deux villes figurent parmi les étapes les plus marquantes à inclure dans un voyage au Brésil.

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